26/11/2005

QUITTE CE CORPS, ESPRIT DE JEAN-POL PROCUREUR !

 

Un troll n’est pas un corbeau. Aussi, ne vais-je pas dénoncer le lien qui m’a un jour amené sur le blog d’un type qui travaille dans le marketing, aime raconter les coulisses de son métier et est doté d’une très belle langue, pour moitié bois de noyer (le poisson), pour moitié poujaja (parce que visiblement proche du courant libertarien). Je lui avais posé une question précise, il préfère ne pas me répondre. Aussi vais-je la reposer ici publiquement, parce que mine de rien, c’est peut-être un beau lièvre à tirer et une bonne idée d’article scandaleux pour la DH. 

 

 

Comme la plupart des gens, j’ai trois prénoms. L’usuel et deux autres, généralement seulement répertoriés par les administrations. Ces prénoms, je ne les utilise jamais, je ne les signe jamais, des amis de 20 ans ne les connaissent pas, tout comme Mademoiselle C ; avec qui je cohabite pourtant légalement et partage donc quelques courriers administratifs.

 

Pourtant, chaque mois, je reçois dans ma boîte aux lettres un prospectus d’une entreprise de la région flamande cherchant à me vendre du matériel de bureau à moindre prix au nom de Serge X X Coosemans. Je suis indépendant, ces écouleurs de rouleaux de papier collant le savent, puisque ils ne s’adressent qu’aux assujettis à la TVA.

 

C’est là où le mystère devient une grosse boulle de gomme : d’où le sortent-ils, ça? Je suis en fait complètement exonéré de la TVA dans le cadre de mes activités journalistiques (elle m’a dernièrement servi comme DJ, ou jadis dans le télémarketing…), ce qui veut dire que je ne récupère pas une douille de taxe sur mes achats professionnels et donc, pas de factures qui traînent en magasins, pas de numéro de référence balancé aux restos, pas de frais de bouche à déduire conjointement avec l’épicier. Bref, aucune façon pour une entreprise de copiner avec une autre entreprise pour avoir mes coordonnées à entrer dans leurs bases de données marketing.

 

Et donc, Sherlock, d’où peuvent-ils bien le sortir que que je m’appelle Serge Michalon Tromblon Coosemans, ces guignols me promettant un GPS croate calé sur un satellite albanais pour tout achat de post-its dépassant 59€ HTVA ? Celui qui me répond des registres nationaux -et cela avec la bénédiction des fonctionnaires de l’état civil- gagne sa face de chacal en couverture de la DH juste en dessous de SCANDALE marqué en Rockwell Extra Bold police 18. Lâchez les fauves…

 

 


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Commentaires

Fais gaffe je crois que le KGB essaie de te vendre une agrafeuse.

Écrit par : L'Animal | 27/11/2005

?! Télémarketing ?

Écrit par : thy | 27/11/2005

Oui, thy... En 99/2000, dans une dèche noire assez commune aux petits indépendants démarrant leur truc, j'ai effectivement boulonné dans le télémarketing, dans le secteur des enquêtes de satisfaction et des sondages dans le monde médical quant au degré d’utilisation de certains médicaments pour le compte de l’industrie pharmaceutique. J’ai travaillé dans deux boîtes :

Une grosse bien horriblement grise comme on se l’imagine sans forcer : superviseurs au sourire pepsodent cachant mal leur vie antérieure passée sur un mirador à Auschwitz, paumés économiques de toutes provenances se retrouvant à faire un max d’heures pour tenter d’arriver à faire des 450 petits balles horaires (hors taxes) un tas suffisant pour leur loyer et la bouffe, questionnaires bidons écrits par des imbéciles-couillons à pourtant suivre au mot près sous peine d’aller clamser ailleurs.

Une moyenne assez folklorique, avec un patron se comportant avec ses employés en-deça des excès du personnage de Kevin Spacey dans Swimming With Sharks. Bref, combinard, pingre avec les émoluments, colérique, dragueur d’étudiantes, probablement coké du matin au soir, parfaite crapule mais aussi… mortellement drôle et en plus, il m’avait à la bonne.

Bref, c’est un milieu où je rigolais bien en me faisant enculer sur toute la ligne et où dans la boîte plutôt normal, j’ai failli me taper une bonne grosse dépression de derrière les fagots.

Écrit par : serge | 27/11/2005

Hohoho Waow... Il est tard. je me comprends plus à me relire.

Écrit par : serge | 27/11/2005

Il déchaîne les passions... ton sujet. Je me dirais même que t'as levé un sacré lièvre sur ce coup.

Écrit par : Cédric | 27/11/2005

Libertarian copywriter Cédric,

Je crois que, jeune battant dynamique et fauve aux dents longues comme tu es, tu es trop branché chasse au grand blanc, alors que moi, pour le coup, je me contente de pêcher la paisible truite dans une Semois qui, sait-on jamais, peut soudainement se mettre à déborder et accélérer son débit au vu de ce qui tombe. Connard. Hahaha.

Écrit par : serge | 27/11/2005

Enculé LOL

Écrit par : Cédric | 27/11/2005

moi moi je suis musicien, sacré belge, et assujetti à la TVA...

Écrit par : toschell | 27/11/2005

Soit 6 ou 21%, le plectre?

Écrit par : serge | 28/11/2005

Oui Il faut que la CIA ne vomissent plus sur les trottoirs de Leuze en Hainaut.
On boit mieux qua ca nous les wallons

Écrit par : ----graceland---- | 28/11/2005

un petit extrait de fraîcheur matinale "De l'influence des rencontres sur le talent des gens
La lecture d'un blog peu souvent consulté (et à raison) m'inspire un commentaire, que je dois d'abord remettre dans son contexte : quelqu'un, appelons-le X, n'appréciait pas plus que cela le talent d'un autre, appelons-le Y, avant que X ne rencontre Y et, tout à coup, y avait du talent.
je rapproche ce genre de révélations aux critiques positives exprimées ci et là à propos de "l'oeuvre" cinématographique "Bunker Paradise" vue à l'occasion d'avant-premières, en présence de "l'auteur".
L'appréciation qu'on a d'une oeuvre est souvent biaisée en fonction du degré de proximité avec l'auteur. Ainsi, mes voisins et connaissances estiment que mon dernier roman méritera sûrement le Goncourt de l'année prochaine. Il est certain que ce n'est pas le cas, mais que leur affection à mon égard aveugle leur possibilité de jugement objectif.
Quand, par contre, un lambda commence à apprécier un artiste après l'avoir rencontré personnellement, c'est un autre phénomène qui s'enclenche : la fierté teintée de prétention. "Je connais cet artiste, IL ME CONNAIT, donc il DOIT être talentueux, car ainsi JE CONNAÎTRAI personnellement un artiste de TALENT (au lieu de connaître le médiocre que je soupçonnais en lui avant de le rencontrer)"
Si on peut avoir beaucoup de compréhension pour cette attitude lorsqu'elle concerne Monsieur Tout le monde, le problème se pose lorsqu'un journaliste culturel tombe dans ce travers, et malheureusement, c'est souvent le cas. Pourtant ils devraient avoir l'intelligence de ne pas avoir la prétention de croire que, parce qu'eux connaissent untel, untel est automatiquement un génie......"

(Aldagor - 28/11/05)

Écrit par : aldagor | 28/11/2005

On vient chercher ses petits coups de triques, Goret ? D’abord, gros nigaud, dans le cas que tu décris, X n’a jamais émi de jugement sur le talent de Y avant de le rencontrer, X ne savait tout simplement pas piffer l’image que Y donnait de lui dans les médias, n’allant dès lors pas s’attarder sur son cas ou ses activités puisque Y sortant du cul de X, X s’en battait royalement les couilles de Y. Jusqu’à ce que X rencontre Y et le trouve finalement drôle et sympa. Bref, X portait un jugement strictement humain sur Y, ne jugeant pas vraiment son œuvre sinon que par un haussement d’épaule pouvant se traduire par « mouais, pas ma tasse de thé ! » jusqu’à ce que, suite à une préparation d’interview, X se rende en fait compte que les activités de Y étaient drôlement marrantes.

Ensuite, connard congénital, ayant une admiration sans bornes pour Hunter Thompson (décédé), Edward Bunker (décédé), le groupe Love (splitté en 1967), Jarvis Cocker (pas joignable), Jonathan Richman (non plus), Michael Caine et Haruki Murakami (je prends pas l’avion), je me permets, au regard de mon expérience personnelle, de fortement douter sur ta théorie voulant qu’une œuvre s’apprécie de façon biaisée du au degré de proximité avec l’auteur.

Une preuve irréfutable de ce que j’avance est l’imparable constatation suivante : toi et moi sommes trentenaires, vivons en couple, portons des lunettes, travaillons dans le domaine de l’écrit, nous habillons relax, partageons des idées plutôt tradtionnellement de gauche, croyons nous connaître un minimum par blog interposé… Nous devrions donc être en principe très proches. Et pourtant, j’ai jamais croisé une plus grosse dégénérescence au trou d’air entre les deux oreilles que toi et ne supporte pas les gens qui pleurnichent ou font chier parce qu’on ne s’intéresse pas à leur petit scraboutcha qu’ils ont façonné de leurs petites mains avec tant d’amour mais qui pue la démagogie à 2 sous et le manque de talent à 40 années-lumières… CQFD

Écrit par : serge | 28/11/2005

Je crois que pour la première fois de ma vie je suis d'accord avec aldagoret.

Putain, ça fait mal quand même.

Écrit par : Da Night | 28/11/2005

M'enfin qu'est-ce qui c'est passé sur ce blog?
où est l'amour?

Écrit par : . | 28/11/2005

Gore et plus encore ,...ça se vérifie. Encore un nouveau copain pour Sergueï...on dit toujours "copains comme cochons"...je me trompe?
C'est fou le nombre de personnes qui t'aiment....mais il fait avouer que tu le leur rends bien.

Écrit par : ericB | 28/11/2005

... Une,autre,couche?
CQFD

Écrit par : jo | 28/11/2005

algador blog Les guéguères de blogwriters, je m'en "donne du plaisir individuellement" mais je dois avouer que, après avoir fait un détour sur le blog de Mr Algador, ben..., je trouve ses considérations inintéressantes, en rien subtiles, en gros pas mon truc. Ici, ça me fait marrer. Beaucoup de goûts et d'aspirations sont partagés et ça aboie. Je me contente d'être témoin. Alors algador, fais comme moi...

Écrit par : thevogues | 28/11/2005

CarnavAldagor... Mais c'est qui cette tâche d'Aldagor ? J'ai d'abord crû a un truc au 10ème degré. Mais il semblerait que son trip, ce soit plutôt l'auto-flagellation...

http://home.tiscali-business.be/~sfed9317/litterature.html
http://www.angelfire.com/scary/aldagor/blog/

Écrit par : Cinoque | 28/11/2005

Don't feed the goret Pour ceux (nombreux) qui ne le connaissent pas, voici une rapide présentation d’Aldagor, en son temps comparé par mes soins au fameux babouin à cul rouge du zoo d’Anvers qui ravit tant les enfants qu’il amuse les parents et qu’on visite pour justement voir son orifice après une cabriole.

Aldagor est un romancier à la bibliographie visiblement grave indigeste. Parce que 3 connards libertariens lui ont un jour cherché des poux à cause de ses positions ultra-gauche-coince-derche, il est ultra-parano à propos de réseaux d’économistes extrémistes de droite tentant de contrôler le monde ouvrier. Il déteste Stéfan Liberski par que le cousin de la femme qui a photographié l’homme qui a vu l’ours s’est un jour visiblement fait insulté par l’ex-Snul. Aldagor considère que tout journaliste culturel n’ayant pas lu ses bouquins ne fait pas son boulot. Aldagor a une théorie qu’il aime replacer comme quoi quand on aime un artiste connu et qu’on l’aime encore plus parce qu’il s’avère sympa dans la vie, on cherche en fait à se la péter. Aldagor radote tout cela sur son blog depuis des lustres. Aldagor qui s’appelle Serge qui s’appelait Blaise peut aussi s’appeler Régis et comme tout Régis est un gros con.

Météo des plages : il va s'ébrouer ici quelques jours sur n'importe quel sujet et puis disparaître comme il est venu.

Écrit par : serge | 28/11/2005

la question que tout le monde se pose... Algador est-il pire clown que Delvaux ?

Écrit par : Raf | 28/11/2005

... que oui

Écrit par : serge | 28/11/2005

... Applause!!!!!

Écrit par : jo | 28/11/2005

Pfffff artiste à tout prix, mais raté dans les grandes lignes

Écrit par : jo | 28/11/2005

... HOHOHOHOHO,hahahahahahaha.Bis,bis

Écrit par : jo | 28/11/2005

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