05/11/2005

NICK HORNBYCILITES

 

Film de vampires proto-lesbien et ultra-kitsch, Les Prédateurs n’est pas seulement la première œuvrette de Tony Scott, c’est aussi un film que je trouve fondamentalement triste et beau, que je vais me mater en solo ce soir et qui vient de sortir en DVD. Occasion d’avouer quelques goûts douteux :

 

1. The Omega Man

Sorti en 1971, Le Survivant est une adaptation complètement ratée et stupide de I am Legend de Richard Matheson. Après une guerre bactériologique, des mutants albinos charrient un Charlton Heston toujours affilié à la NRA, assis sur un paquet de flingues en attendant la mort ou le remède qui retransformera les vilains-pas-beaux en électeurs républicains. Blockbuster fauché et machiste, c’est, en fait, mon film préféré de tous les temps… loin devant les beaucoup plus respectables Apocalypse Now et Barry Lyndon.

 

2. The Hunger

Entre clip vidéo ultra-putassier et film d’art et essai, Tony Scott balance sa caméra de guignol sur cette histoire de vampires (faussement) immortels. Le scénario est de Whitley Strieber, un gros lourd qui a fait succès dans les années 90 en racontant comment il s’est fait enlever par des extra-terrestres. C’est un peu un soft-porn, aussi. N’empêche, tout ce climat de décrépitude, d’amour trahi, de vieillesse et de mort, ça me trempe chaque fois le coin de l’œil.

 

3. Breathless

Je n’ai jamais vu A Bout de Souffle de Godard en entier. Pour ce qui est de ce remake américain avec Richard Gere dans le rôle de Belmondo, j’ai du le voir qu’une seule fois, en baillant beaucoup. Par contre, de 15 à 34 ans, j’ai du visionner 345.678 fois la scène de cul. Normal, c’est Valérie Kaprisky qui remplace Jean Seberg. Ca n’en reste pas moins une innommable courge.

 

4. Goldeneye

Mort à Sean Connery, mort à Roger Moore, mort à George n’en a fait qu’un et mort à Timothy-Averell Dalton et tous ceux qui suivront. Pierce Brosnan, dans Goldeneye, est le meilleur des James Bond : un type de la haute, arrogant et méprisant, un peu sadique, manipulateur, une vraie merde. Bon, j’étais pété en matant le machin.

 

5. Wickerman

Film ultra-culte à la véritablement incroyable BO folk, Wickerman est tout de même un beau gros navet mêlant comédie musicale, thriller qui ne fait pas peur et faux documentaire sociologique sur une communauté écossaise. Ca n’en est pas moins envoûtant et même choquant à la fin. Reste tout de même toujours une petite gêne à avouer publiquement qu’on a trouvé ça très très grand en dehors du cercle des fondus qui vont en pélerinage sur les lieux de tournage.    


19:54 Écrit par | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

Commentaires

Ziggy played guitar... Aaaah, la scène avec Bauhaus au début du film. Tout simplement mythique.

Écrit par : Jérôme Vuitton | 05/11/2005

Mouais... 2 heures plus tard La première partie avec Bowie qui vieillit à vue d'oeil et se retrouve trahi dans sa promesse d'amour éternel est toujours aussi horriblement triste.

Le reste, on dirait une bédé des Humanoïdes Associés : Susan Sarandon se fait lécher sur de la musique classique, il y a des néons et des bougies et des pigeons et des flics beaufs.

Par contre, niveau BO, ils ont toujours le meilleur morceau de tous les temps : le second mouvement de l'opus 100 du trio pour piano (e-flat) de Franz Schubert.

Autre chose que les Arctic Monkeys, ça...

Écrit par : serge | 05/11/2005

Bowie Lindon Plus grand morceau de tous les temps avec quand même l'allegretto de la symphonie N°7 de Beethoven (Op 92 A dur). Bo de Barry Lindon aussi. Anachronique pour le film mais sublime car chaque fois que la musique apparaît, on sait combien inéluctable sera le funeste destin de Barry, la profondeur de sa malédiction, bien encore plus qu'avec les pourtant sublimes images de Stanley.

Écrit par : mco | 05/11/2005

je ne sais pas qui t'es... ...mais si ce morceau de Beethoven est celui qui passe dans Cravate Club (version sublime) et Irréversible (version pourrie), on est vraiment sur la même longueur d'ondes, mco.

Écrit par : serge | 05/11/2005

Et moi donc Je ne l'exclus pas non plus cette hypothèse

Écrit par : mco | 06/11/2005

DJ Ludwig C'est bien du même track qu'on parle. Sublime montée même si flagrant manque de kick. Très chouettes nappes, aussi.

Écrit par : serge | 06/11/2005

Jean Sébastien rabache A la réécoute Schubert 1-Beethoven 0,99

Mais dans la catégorie "Plus grand morceau de tous les temps ayant servi de BO", n'oublions pas de faire concourir le largo du concerto n°5 pour Clavier de Bach (musicien qui constitue un des rares indices raisonnables de l'existence de Dieu), présent dans « Hannah et ses sœurs » (Jean-Sébastien n'a pas eu son mot à dire). On ne s'étonne pas que Michael Caine malgré des lunettes laides comme un slip et son snulkit de Philippe Busquin puisse emballer une brunette d'anthologie avec un tel fond sonore. Lente marche extatique dans l'éther et encore dans l’éther. Pas de kick non plus peut-être mais quelle importance, on est déjà dans l’éther

Écrit par : mco | 07/11/2005

Peachy Carnehan for President! Fais seulement bien gaffe à ce que tu dis de Saint-Michael Caine, toi!

Écrit par : agent palmer | 07/11/2005

Les commentaires sont fermés.