10/10/2005

MISSING TODD TERRY

 

S’il y a bien une chose qui m’énerve plus que le roque belche (hahaha), c’est cette manie télécom de remplacer secrétaires et opérateurs par des voix préenregistrées. Déjà, je n’y comprends souvent rien en Belgique. Alors quand c’est en Amérique, avec un canard Donald Duck qui récite de sa voix monocorde le trillion de boutons sur lesquels appuyer, c’est bien simple, j’arrache ma chemise, je deviens tout vert, je pousse des hurlements de grizzli pané aux rayons gamma et je vais manger un building pour me calmer.   

 

L’autre soir, je devais interviewer Todd Terry. A l’heure pile, je fais le numéro et je tombe sur un répondeur où une Black Mamma à l’accent incertain est en train de rapper hyper-vite et hyper vulgairement (mais peut-on correctement rapper non vulgairement?). Après le bip, une voix préenregistrée des télécoms new-yorkais me récite environ une centaine de possibilités : for ordering a pizza before leaving a message, press one. For protesting against President Bush’s foreign policy, ordering a pizza & then leaving a message, press two. For ordering two pizzas for the price of one, bashing France’s 2003 military betrayal and try to call back the same number, press three. Etc, etc…

 

Je raccroche, je tente de rappeler: le code international ne semble plus être reconnu. Finalement, je me rends compte que j’appelle un mauvais numéro, j’ai inversé deux chiffres. Je compose le bon numéro, en me gourant plusieurs fois de code international (je ne sais jamais s’il faut taper 00 ou simplement 0). Je tombe alors sur un autre répondeur, voix de black également, qui fait « Weeeee » ou un truc du genre. Puis plus rien, même pas de bip. J’essaye une deuxième fois, même cirque : « Weeeee ». Même pas de sonnerie, cette fois : « Weeeee », c’est tout. Putain de superstar DJ de mes deux, que j’hurle dans l’appartement, commencent à m’énerver ces têtes d’air.

 

Faut en effet savoir que je suis échaudé, moi, des coups de fils aux gros DJ’s. Il y a quelques années, ma mission était de joindre Paul Oakenfold dans son hôtel d’Atlanta à 20 heures. J’ai fini par l’avoir à 23h30, après six ou sept appels et pas mal de stress. Tout ça pour entendre ce con me demander de rappeler dans cinq minutes, le temps qu’il se roule un joint. Cinq minutes après, la réception me disait qu’il était ressorti. Bâtard. Ca m’a coûté 20€ de communications téléphoniques et un forfait plus élevé à payer, tout ça pour rien. J’avais cela dit quand même bien rigolé d’un petit détail : à chaque fois que j’annonçais à la réception que c’était pour une interview, le gars me demandait tout sérieux si je désirais postuler pour un job dans son hôtel.




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Commentaires

Trop marrant ça Pour mon boulot, c'est idem... Et je manque à chaque fois d'envoyer mon phone par la fenêtre...
Vive le progrès

Écrit par : Fléa... | 11/10/2005

ben w Fallait interviewer le mystère des vois bulgares ou Scala, t'as plus de chances de tomber sur un membre...

Écrit par : thevogues | 11/10/2005

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