03/10/2005

TWIST IN MY SOBRIETY

 

On va dire que tout a débuté à 15 heures. Rendez-vous avec mes ex-disco-dancers (stars des années soixante-dix jusqu’au bout des seins) de parents : un Perrier, deux Perriers, quelques (beaucoup) verres de Chouilly-Pouilly-Bergerac, du Cognac, de l’Amaretto, un litron de caïprihinia, une vodka-schweppes, des bières… Après, qui ira s’étonner que Broadcast sonnait pour moi comme une casserole, ce soir, au Botanique.

 

J’adore Broadcast, putain. J’adore leur son, je ne sais pas expliquer pourquoi. Je ne suis jamais tombé dans le Temps X en écoutant mes berceuses, je ne rêve pas d’un mélange de Stéréolab et des chansons malades de la blondasse à poil dans le film Wickerman quand on me parle de pop parfaite. Mais j’adore Broadcast, viscéralement, même si sur la longue leurs albums me font grave chier (et des extraits pleurer, oui, pleurer…)

 

Il y a deux ans, je les ai vu aux Nuit Botanique : le son était crapax, le set, malgré tout, parfaitement hallucinant. Je suis resté scotché dans cette tente de merde à les regarder et tout ce qui m’a bâti défilait : le kraut, Twin Peaks, la transe, les côtés tronches-de-cake-goes-bizarro. Une claque, sans déc.

 

Ce soir, je me disais donc que ça allait être un concert merveilleux : dans la Rotonde du Bota, 200 tête de schnocks à tout casser, un son souvent parfait. Peine perdue, c’était en fait

portenawak : le batteur tapait dru comme s’il était dans les Foo Fighters ou les Red Hot Chili Peppers, Trish Keenan et son col roulé bleu avaient l’air complètement perdus dans cette tambouille sonore – blam blam blam blam – qui demandait rien de plus qu'un semblant de  zeste de subtilité. La faute à l’ingé son, sans doute : voilà ce qui arrive quand on s’habitue au pop-rock wallon de Wallonie subsidiée agraire qui sonne toujours comme une face C de Sharko, on rate le coche quand se présente la véritable classe cosmique!   

 

Comme il était 21 heures pétantes et que la première goutte d’alcool m’a pénétré le cerveau à 15h30, avant d’appeler ses nombreuses sœurs à la rescousse – avec toute la suite logique que l’on suppose – je n’ai pu m’empêcher de gueuler, en bon poivrot déçu,   «  Fire Your Drummer » et plus tard « Blood Sugar Sex Magick », ce qui a fait rire au moins 5 personnes dans la salle. Rabattus au bar, Mademoiselle C et d’autres m’ont un peu pris la tête à ce sujet et tout cela fini en lamentable ivrognerie.  On m’a parlé de respect de musiciens, j’ai répondu gloire du rolotto de foutre le brun quand ça pète plus haut que son cul de sa mère. Puis, j’ai acheté le t-shirt et un maxi rare. Comme quoi : vaza, Trish, vires ce con et maximum respect ! Ta mèèèèèèèeree la puuuuuuuuuuuuuuute !

 


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Commentaires

Même impression La chanteuse qui s'arrete en plein milieu d'une chanson pour la reprendre en plein vol (prob technique ou plantage royal?), le batteur qui couvrait tout les instruments dans les premières chansons(avait il pris des boissions energisantes?) et un sons de tole métalique vibrante quand la musique se faisait plus calme (Note au technicien: ressserer lles vis cette putain de tole de merde). J'ai bien aimé la tete de la chanteuse quand tu as gueulé, l'air: "Qu'est ce qu'il me veut celui là!".

Écrit par : jim | 03/10/2005

tchacboumtchac Suis sorti avant vous!
Moi qui n'avais persisté au-delà du premier album(adoré), ma déception n'eut d'égal... M'étais dit qu'enfin ma femme enceinte pourrait aller voir un concert avec moi sans avoir notre tétard qu'elle a dans le ventre depuis 8 mois risquant de se chopper des directs de basse dans la tronche. Lui avis dit:"tu verras, suis certain que tu vas aimer. C'est tout simplement beau et subtil"(suis pas doué pour les descriptions...).
Résultat:au 3è morceau fuite vers le bar avec le pti Richard qui menace de se pendre avec le cordon ombilical si on l'emmène une nouvelle fois à un concert des tambours du bronx...

Écrit par : thevogues | 03/10/2005

baguettes-jacking Le pauvre batteur, en fait. Il a simplement été victime d'un baguettes-jacking juste avant le concert (pas de bol), et il a été obligé de jouer avec des pieds de chaise à la place. Le positif dans tout ça, c'est qu'à la vitesse à laquelle doivent s'user ses peaux, il sera bientôt obligé de reprendre son job mi-temps chez euro-hifi pour financer l'opération, et qu'il quittera lentement le groupe pour assumer pleinement sa nouvelle carrière de sous-boss dans un euro-hifi de banlieue.

Écrit par : Thomas | 03/10/2005

Plan langue Cosmani En fait t'as gueuler "change your batterist". J'étais mort de rire.

Écrit par : ... | 03/10/2005

;-D Les ravages de l'alcool!!!

Écrit par : serge | 03/10/2005

CHANGE YOUR BATTERIST ! j'y étais certes pas mais vous me faites bien marrer avec vos compte rendus (20/20 au sieur cosmani pour change your batterist)

Écrit par : Lvis | 04/10/2005

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