02/09/2005

DIRTY LARRY

 

Avant que Voxer ne se décide à ne plus systématiquement parler de bouquins, il y a plus d’un an, j’avais préparé cette petite chronique jamais publiée. Aujourd’hui, je la retrouve en rangeant mon disque dur, je me souviens avoir beaucoup apprécié cet auteur et je me rends aussi compte… qu’il est mort depuis. Triste merde, car ce mec est assez fort dans son genre ultra-pessimiste. Ladies & gentlemen, Mister Larry Brown.

 

Larry Brown : Sale Boulot (Dirty Work, 1989)

Sur le quatrième de couverture, cela s’annonce mal. Braiden Chaney n’a plus ni jambes ni bras. Walter James, lui, n’a plus de visage. Ils les ont tous deux perdus au Vietnam. L’un est noir, l’autre est blanc. Déjà vu, déjà entendu. Petit air de Johnny Got His Gun, chef d’œuvre absolu que l’on ne copie pas impunément. Comme un parfum déjà humé dans ces grands films moraux et pacifistes tournés par Norman Jewison. Mais finalement, non : de guerre et de racisme, il est finalement peu question dans ce récit d’une nuit passée à se raconter ses misères en picolant des bières au nez des infirmières d’un hôpital militaire.

 

Qui est familier de l’œuvre de Larry Brown ne s’en étonnera pas. Comme Bukowski ou Carver, l’ancien pompier devenu écrivain ne raconte pas d’histoires épiques mais relate plutôt crûment des tranches de vies brisées. C’est noir, c’est triste : on boit beaucoup pour oublier sa merde et on meurt salement. C’est l’Amérique d’en-bas, celle du Mississippi, des familles qui vivent dans des baraques insalubres à deux pas des champs de coton, des gamines qui se font bouffer les jambes par des chiens. Noir ? Oui. Dépressif ? Non, bien au contraire : gorgé de vie et de jus de cojones !

 

http://www.olemiss.edu/depts/english/ms-writers/dir/brown...

http://www.shs.starkville.k12.ms.us/mswm/MSWritersAndMusi...



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Commentaires

Starving à la rue Une bonne nouvelle aujourd'hui sur le site d'Anorak Supersport: Starving, le pire groupe de l'histoire de la musique en Belgique, est désormais sans label.

Écrit par : Charlotte | 02/09/2005

... Comme quoi, même les labels "avant tout basés sur l'humain" gardent des impératifs économiques.

Écrit par : serge | 02/09/2005

Allumeuse Comme quoi, même passer par les back-rooms n'est pas toujours payant à long terme. ;-)

Écrit par : Richie | 02/09/2005

Brown's black brother Si t'aime le Brown, va donc faire un tour du côté d'Iceberg Slim. Ses deux bouquins en français : "mama black widow" et "pimp" devraient te chatouiller juste là où ça te plait.

Écrit par : Tom | 02/09/2005

* Starving... Sterven
Quelques lettres de différence, ça fait pas grand chose

Écrit par : Gilles | 02/09/2005

BLITZKRIEG FUCK Où l’on signale la nouvelle signature du label hutois : Kill City, groupe britishe baltringue menée par une certaine Lisa Moorish. Annonce officielle sur le site du NME : readers may be aware that regrettable and untrue allegations were made about LISA MOORISH at the NME AWARDS on February 17 this year. Lisa, like any other woman in the music industry is entitled to be treated with the same respect as anyone else and to make an untrue slur in respect of her personal life is out of order and we sincerely apologise. Sorry Lisa.

What’s her personal life? Une aventure avec Liam Gallagher alors qu’il venait tout juste d’épouser Patsy Kensit, furtive passion de laquelle est née une gamine pour laquelle Moorish a réclamé pas mal de pognon. Une autre aventure avec Pete Doherty, de laquelle est née une autre gamine. On comprend déjà que certains aient envie de vanner, même si c’est facile et sans doute dégueulasse. On se doute aussi que le mot d’excuse du NME soit là pour éviter (ou suite à un) procès.

What’s her professional profile, alors ? Reprise de George Michael en 1995, bazars electro puants par après, virage plus faussement qualitatif avec une brève signature sur Poptones, avant la récupération par Anorak Supersport qui sort une compilation des EP’s et maxis précédemment sortis en Angleterre. Ca ressemble à quoi ? De la daube braillarde, vaguement garbagienne.

Reconnaissons tout de même que le label est jusqu’à présente discret sur le CV sexuel de sa pouliche. Par contre, c’est un peu la honte de signer ça et rater Long Cut, Arctic Monkeys, Autokat et Test/Icicles. Enfin soit…

Écrit par : serge | 03/09/2005

killcity Le pire, c'est qu'Anorak dans leur site les décrit comme "nouveau projet"!
2002!!!!!!! Virés de Poptones car aucune vente!

Écrit par : thevogues | 05/09/2005

Bah... Si Rudy kiffe, ça sera Fresh sur Pure et ils sont assurés d'en vendre au moins 3 à la prochaine brocante de Temploux.

Écrit par : serge | 05/09/2005

Niveau Vu sur le site de la nana au mec de Progress (qui booke Kill City):

Rentrée des classes aussi chez Anorak avec son petit nouveau venu tout droit de Londres : Kill City (un nom provocateur après les attentats !)

1. Starlette tabloïd depuis dix ans, groupe signé en 2002, poas de nouveaux morceaux mais des remixs : va parler de nouveauté!

2. Kill City, c'est le nom d'un album d'Iggy Pop, daté de sa période la plus lose et junk. Rien à voir avec les attentats...





Écrit par : serge | 05/09/2005

site c'est du belge sur les tartines? C'est la nana du mec de Progress?

Écrit par : thevogues | 05/09/2005

ben ouais C'est pas un secret, tu sais...

Écrit par : serge | 05/09/2005

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