15/05/2006

IT'S THE END OF THE WORLD AS WE KNOW IT

C'EST DONC BIEN FINI ICI

DESORMAIS C'EST LA-BAS QUE CA SE PASSE:

 

http://casacosmani.blogspot.com

 

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01/01/2006

NEVER MIND THE OYSTERS

 

Deux quiches dans le WC de mes parents, une dans l’évier de leur salle de bain. Ensuite, tandis que je grelottais dans le lit de mon père et finissais par m’endormir, Mademoiselle C fut achevée à grandes rasades d’Elixir d’Anvers par les modèles vintage des Cosmani, jusqu’à l’aube. Ce fut mon réveillon, merci les huîtres L

 

Avant de mourir, j’ai tout de même eu le temps de me rendre compte d’un truc. Downloadé et gravé avec un rictus un peu méprisant (« Ouais, ça plaira à la famille pour les fêtes, ça… et ça évitera que mon père nous inflige ses Joe Cocker tous pourris »), j’aime en fait vraiment beaucoup une bonne grosse moitié de l’album Rock Swings de… Paul Anka.

 

Le trip est assez cocasse : avec un big band et un sérieux de pape, ce vieux poteau à Frank Sinatra reprend des scies de Spandau Ballet, Oasis, Bon Jovi, Lionel Richie mais aussi… Nirvana, The Cure, Soundgarden et même Billy Idol.

 

Evidemment, des couillonnades du genre, ce n’est pas vraiment neuf. Mike Flowers Pop avait déjà fait le coup il y a dix ans, il y a aussi un gars du nom de Richard Cheese qui s’adonne à l’exercice, bien que de façon plus cheap.

 

Ce qui flingue avec Paul Anka, c’est qu’on n’est justement pas là pour rigoler. Ces adaptations ont demandé un travail fou, l’orchestre compte bien 45 têtes de pipes et Anka n’entend nullement se moquer ou afficher un quelconque second degré par rapport à des chansons qu’il dit, dans ses interviews, immensément respecter. Résultat des courses : ses versions de Jump (Van Halen) ou Smells Like Teen Spirit (Martin Circus) sont tout bonnement magiques.

 

Comme le disque marche très fort, un second serait déjà en chantier. J’ai lu dans Rock & Folk qu’il y était déjà fort question d’une interprétation du Blitzkrieg Bop des Ramones. Comme disait Tichke Cyclopède : étonnant, non ?

 

http://www.paulanka.com/







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29/12/2005

FIRST IMPRESSIONS OF DEEP SHIT

 

Le premier album des Strokes est un grand disque pour faire la fête, le second reste tout à fait honorable même si plus popotte. A l’époque, j’avais écrit que si le groupe voulait dans le futur éviter de sortir toujours la même chanson, il lui faudrait suivre la voie de ses idoles et -comme par exemple Blondie avec le disco et le rap- s’ouvrir à d’autres formes musicales actuelles. Une proposition qui peut sembler incongrue mais que je continue à d’autant plus fantasmer que j’ai dans les oreilles le dernier album, Fist Impressions Of Earth, et qu’il m’emmerde sévère.  

 

J’aime bien le single, Juicebox, et quelques passages du disque, par ci, par là. Le reste, c’est de la bouillie, un boucan même pas assez extrême que pour prétendre au radicalisme, juste de la pop ratée. Du prog-punk, en fait. Qui se veut urgent et rentre-dedans mais lorgne de fait sévère vers la démonstration. Parfois, on a même l’impression qu’ils jouent sur des guitares à 3 manches et ont piqué le son des Simple Minds du temps d’Alive & Kicking.

 

Du prog-punk.

C’est pas mauvais comme concept de l’horreur absolue, ça, tiens…

Un revival grunge, en somme : poésie ado à deux sous sur fond de saturations boursouflées, le tout emballé dans un costume « pop star de proximité ».  

Merde… Je suis même prêt à parier que ça sera une tendance lourde de l’année 2006, le prog-punk, hahaha... On annonce aussi le retour du disco, tiens, de la chaleur black après les raideurs electro cold-wave de ces dernières années.

 

Quand je parlais de disco et de rap pour les Strokes, ce n’est pas à I Will Survive que je pensais. Plutôt un plan à la DFA ou du même genre que le remix d’Erase Errata par Kid 606 – du beat camé et par-dessus, de la morgue et des guitares. La rencontre des fils du Velvet Underground et de la dance pour étudiants en arts appliqués, quoi.

 

A la place, les Strokes font de leur Alice In Chains. Baille et bonsoir.

 

http://www.thestrokes.com/index2.html



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SAVING THE WORLD IN PATRICK RIDREMONT'S JACKET

 

Pour ces derniers jours de l’année, l’activité est plus que réduite à la Casa Cosmani, où la platitude de l’encéphalogramme est inversément proportionnelle à la rondeur de mon bide chaque soir bien nourri de cochonneries en cette saison typiques. A part bouffer, dormir et prendre des bains, je me suis aussi regardé ce qui restera comme le blockbuster à la con de 2005 (encore que le King Kong a l’air, lui aussi, gratiné) :

 

 

LA GUERRE DES MONDES de Steven Spielberg (DVD)

Je n’attendais RIEN de ce film et je suis resté positivement assez baba devant son très très grand appétit pour la destruction (cela dit, il ne faudra pas 10 ans pour rire des effets spéciaux).

J'ai aussi apprécié l'hystérie plus vraie que nature de la petite Dakota Fanning, qui a décidément très envie de son premier Oscar avant ses premières règles. Cela dit, ce film n'en reste pas moins un navet sidéral...

 

Principalement en cause, le degré de total jemefoutisme du scénariste (David Koepp, pourtant pas la dernière des bites)  par rapport à la crédibilité du truc. Un boeing s’écrase de nuit sur un quartier résidentiel sans un pompier à la ronde : le lendemain matin, plus un seul incendie, les cadavres bien rangés hors-cadre et surtout, la bagnole familiale épargnée !

 

Les fines gueules riront également beaucoup du look particulièrement beaufché (la nouvelle tendance post-bobo : les beaufs-chébran) de Tom Cruise, qui a fort copié Patrick Ridremont, tiens, pour le coup.

 

LA PREUVE ICI :

 

Tom Cruise :

 http://www.spacewar.com/images/tom-cruise-war-of-the-worl...

 

Patrick Ridremont :

http://www.kiosque.be/bestof/bpic/FAB_1663.jpg

 






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18/12/2005

DU BELGE SUR MA BUCHE DE NOEL

 

2005 étant passée tellement vite, j’ai l’impression qu’on va fêter Noël en février. Je compulse mes notes et rien que du très habituel : des bitures, des platitudes, des fulgurances, des couillonnades et… une guéguèrre contre les sacrées balloches et autres échappés de la Van Brak Academy dont il faudrait être aussi fier que du palmarès de Jean-Marie Pfaff. Non mais non, puisque pour moi, la Belgique musicale, c’est pas ça mais ça :  

 

1/ Youri Lewitt

En écrémant le souvenir des soirées de l’année, la caillera de Gohy et son gros kärcher étaient de toutes les bonnes : à mixer du Diana Ross à Prince au Walvis pour le Nouvel An 2005, à taper au printemps une ambiance totale-défonce 1988 avec son acid-house vintage à Recyclart, à sortir de sa petite valisette-Traktor du happy breakcore devant les yeux éberlués de Modeselektor. Et voilà qu’avec ses étrennes, il se remet à la production… Bouyaka bouyaka !

 

2/ Experimental Tropic Blues Band/ Seasick

Deux groupes, plus ou moins le même line-up. Réincarnation liégeoise des Cramps pour le premier, comme des Kid Congo Tchantchès et Poyon Ivy faisant trembler La Meuse de leur boogie-rock sauvage. Seasick : du post-punk arty allumé, intense et violent. Pas assez tapettes pour les play-lists adoubées par Rudy Léonet, pas assez lisses pour ne pas crisper la main au-dessus des subsides. Quel avenir pour ces total-outsiders ? Quelqu’un a le numéro de Jon Spencer ?  

 

3/ Sport Doen

Dévoilant parfois un peu trop des influences heavy et un amour de la grasse pinte qui ne me touchent que peu, les Sport Doen sont aussi capables d’une intensité punk et d’hymnes aussi fédérateurs et fendards que ne le furent en leur temps des If The Kids Are United ou White Riot (qu’ils reprennent fort bien, d’ailleurs !). Qu’ils se mettent donc vraiment au sport (en studio) et il sortira de véritables classiques de leurs petits doigts sur les guitares. Palme d’or de la grosse couille bling-bling pour leur guerilla gig aux Fêtes de la Musique de Saint-Gilles.  

 

4/ The Backlash 

Après des années de lounge et de house à saxophone sous le nom d’Eric Powa B, l’ancien maestro des platines de la Gaité, du Blitz et du Boccacio se souvient de ses années cold-wave/electro/EBM avec un disque dans la mouvance Terence Fixmer. Ce n’est pas franchement à se rouler par terre –malgré tout gentiment efficace-  mais c’est de toutes façons bien plus honorable et digne que toutes ces singeries électroniques pondues par de jeunes crétins incultes dont on a beaucoup trop parlé cette année.

 

5/ Major Deluxe

Je ne l’ai pas écouté (il est où le magasin où ça s’achète ?) mais ayant vu le groupe grandir, l’a priori est très favorable, et cela nonobstant le fait que le Major-Chef est un ancien compère. Disons plutôt que lorsque quelqu’un passe plusieurs années sur un album, travaille avec des membres de Portishead et Morning Star et qu’en plus de cela, le résultat ravit Bertrand Burgalat, c’est a priori tout de même plus intéressant que le énième saucisson à la Weezer sorti des usines de l’Empire. Mais ça, je crois que tout le monde a compris, maintenant.



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15/12/2005

LE COIN-COIN DU JOUR

 

Que serait Internet sans tous ces programmes idiots et nerdissimes pensés pour la science mais tellement nazes qu’ils ne semblent avoir d’autre but que de faire rire bêtement ? Dans la grande série, j’ai testé pour vous : la database qui compare vos photos personnelles à celles de personnalités. Au vu des résultats, c’est assez drôle. Reste à espérer que la version exploitée dans les aéroports d’ici quelques années sera tout de même plus performante, sous peine de tous finir à Guantanamo Bay ou sur un site noir de la CIA.

 

Moi : Steven Soderbergh

(alors que dans les faits, c'est plutôt Francis Bacon mutant en Dominique Farrugia)

 

Mademoiselle C : entre Gwyneth Paltrow et Julianne Moore

(en réalité, un petit côté Alanis Morrissette/Alexia de la Star Ac 5 (en moins fiasse))

 

Le gumposaure : George Harrisson !!!!

(Totally fucked up, your machine !)

 

Mon ex : Michael Moore!!!

(alors qu'elle fait 50 kilos les bras levés)

 

Au point, quoi...

 

http://www.myheritage.com/FP/Company/face_recognition.php...

 



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14/12/2005

TRENDY X-MAS

 

Jusqu’à hier, à la Casa Cosmani, le sapin de Noël était un gros plumeau vert ramassé aux Petits Riens avec des boules moches comme des couilles, un excellent CD de The Lilac Time et un paquet d’exemplaires vintages des Inrocks pour moins de 10€. C’est dire comme cette merde était cheap. Rajoutez deux chats de combat cherchant la Voie du Samouraï juste en dessous et résultat des courses : 5 jours que ce foutu tannenbaum se plante la tronche sous les attaques miaulantes, sert de grattoir et de plongeoir, etc, etc…

 

-Bon, soit on vend les chats au restaurant La Pagode Dorée, soit je vais aller nous chercher un pied de sapin de compétition pour que ce bête machin tienne enfin debout, que j’ai dit.

 

Le Yi King a indiqué que la deuxième solution était la bonne. Edgard Kesteloot a approuvé.

 

Me voilà chez donc chez Casa, Blokker et Hema à la recherche d’un « pied de sapin ». En gros, on m’envoie chier, les vendeuses sont toutes plus désagréables les unes que les autres. C’est alors que je me rend compte qu’on est déjà en pleine ambiance les-loups-entre-eux dans les magasins ; la totale névrose pré-réveillon avec son lot de pétasses prêtes à tuer pour une singerie fluo, tout un tas de cinglés qui parlent tout seul et de vrais mendiants-faux nécessiteux qui surfent sur l’annuelle vague décembre chrétien pour tendre la patte et menacent de 1000 morts quand on les envoie paître.

 

Bref, je laisse tomber. Pas envie de tuer ou me faire tuer pour un bête « pied de sapin ».

Et donc, chez les Cosmani-Mademoiselle C, on lance une nouvelle tendance cette année : le FICUS de Noël (aussi appelé Tannenfikusbaum). C’est cheap mais ça vaut de toutes façons beaucoup mieux qu’un petit bonhomme tout nu entouré d’un âne, d’une vache et de quelques Palestiniens déguisés en Jedi.



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